RDV DECOUVERTE GRATUIT
Acouphènes, vertiges et hypervigilance : comprendre le cercle qui entretient la gêne
Un acouphène ou une sensation de vertige peut parfois devenir le centre de toute l’attention. La personne surveille le moindre changement, redoute une aggravation et adapte progressivement son quotidien pour éviter les situations considérées comme difficiles. Cette réaction est compréhensible. Pourtant, lorsqu’elle se prolonge, elle peut entretenir un cercle associant symptômes, inquiétude, hypervigilance et évitement. Comprendre ce mécanisme constitue une première étape pour retrouver progressivement une relation plus apaisée avec les sensations. L’hypervigilance, quand le cerveau reste en état d’alerte L’hypervigilance correspond à un état de surveillance accrue. Le cerveau cherche en permanence à repérer ce qu’il interprète comme un danger. En présence d’acouphènes, l’attention peut se fixer sur le sifflement, le bourdonnement ou ses variations. La personne vérifie s’il est toujours présent, s’il augmente ou si elle réussit à l’oublier. Avec des vertiges persistants ou une sensation d’instabilité, cette surveillance peut se déplacer vers les mouvements, l’équilibre, la vision ou les sensations corporelles. Chaque déplacement devient alors une source potentielle d’inquiétude. Cette attention constante ne crée pas nécessairement le symptôme. En revanche, elle peut augmenter la place qu’il occupe dans la conscience et renforcer la détresse qui lui est associée. Comment le cercle peut-il s’installer ? Le mécanisme peut être représenté simplement. Une sensation apparaît : acouphène, instabilité, mouvement inhabituel ou gêne auditive. Une pensée inquiétante survient : « Cela recommence », « Je ne vais pas réussir à gérer » ou « Cela va s’aggraver ». Le corps se met en tension : respiration plus courte, crispations, accélération du rythme cardiaque ou sensation d’oppression. L’attention se concentre davantage sur le symptôme. La sensation paraît alors plus intense, plus présente ou plus menaçante. Certaines situations sont évitées afin de ne pas déclencher cette réaction. L’évitement procure souvent un soulagement immédiat. Mais à plus long terme, il peut renforcer l’idée que la situation était réellement dangereuse et réduire progressivement la confiance dans ses propres capacités. La personne souffrant de vertiges peut, par exemple, renoncer à conduire, à entrer dans un magasin très éclairé ou à marcher seule. En cas d’acouphènes ou d’hyperacousie, elle peut rechercher constamment le silence, éviter certains lieux ou multiplier les protections auditives, y compris lorsque celles-ci ne sont pas nécessaires. Ce que nous apprennent les approches cognitives et comportementales Les thérapies cognitives et comportementales, ou TCC, ne cherchent pas nécessairement à supprimer directement la perception de l’acouphène. Elles travaillent surtout sur les pensées, les réactions émotionnelles et les comportements qui amplifient son retentissement. Une revue Cochrane conclut que les TCC peuvent réduire l’impact négatif des acouphènes sur la qualité de vie. Cela ne signifie pas que le son disparaît, mais qu’il peut devenir moins envahissant et moins perturbant au quotidien. Consulter la revue Cochrane Dans le cas des vertiges persistants, notamment du vertige postural-perceptif persistant ou PPPD, les approches cognitives et comportementales peuvent également intervenir sur l’anxiété, l’anticipation et les conduites d’évitement. Les données disponibles sont encourageantes, même si les études restent moins nombreuses et doivent être interprétées avec prudence. Consulter l’étude sur le PPPD L’objectif consiste notamment à aider la personne à : identifier les situations qui déclenchent l’inquiétude reconnaître les pensées automatiques associées observer les réactions corporelles diminuer progressivement les évitements retrouver des expériences de sécurité et de maîtrise Cette démarche ne consiste pas à se convaincre que « tout va bien ». Elle permet plutôt d’observer ce qui se passe réellement et d’adopter une réponse plus adaptée. L’apport de l’ACT : changer de relation avec le symptôme L’ACT, ou thérapie d’acceptation et d’engagement, appartient aux approches comportementales contemporaines. L’acceptation ne signifie ni aimer le symptôme, ni renoncer à aller mieux. Il s’agit de réduire la lutte permanente contre les pensées et les sensations lorsqu’elle finit par occuper toute l’énergie disponible. Une pensée comme « Je ne supporterai jamais cet acouphène » peut être reconnue comme une pensée produite par un cerveau inquiet, et non comme une certitude sur l’avenir. De la même manière, une sensation d’instabilité peut être accueillie avec prudence sans être immédiatement interprétée comme la preuve d’une perte de contrôle imminente. Une étude contrôlée a notamment comparé l’ACT à la thérapie de réentraînement aux acouphènes. Ses résultats suggèrent que l’ACT peut réduire la détresse et l’impact fonctionnel des acouphènes, même si ces données doivent être replacées dans l’ensemble des études disponibles. Consulter la référence de l’étude L’ACT invite également la personne à se demander : « Qu’est-ce qui compte pour moi et que j’aimerais recommencer à faire, même si une part d’inconfort reste présente ? » L’objectif devient alors de retrouver progressivement une vie plus large que le symptôme. Quelle place pour la sophrologie ? La sophrologie peut venir compléter cette compréhension par un travail corporel, respiratoire et attentionnel. Les exercices permettent notamment d’apprendre à : repérer les premiers signes de tension ralentir et approfondir la respiration relâcher progressivement les crispations corporelles déplacer volontairement l’attention traverser plus sereinement un pic d’inconfort renforcer la confiance dans ses capacités d’adaptation se projeter dans une reprise progressive des activités Dans mon accompagnement, ces pratiques sophrologiques peuvent être enrichies de notions issues des TCC et de principes de l’ACT. Il ne s’agit pas de réaliser une psychothérapie, mais d’aider la personne à comprendre la boucle qui entretient sa gêne et à expérimenter de nouvelles manières d’y répondre. La sophrologie ne cherche donc pas à imposer le silence ni à nier le vertige. Elle accompagne un apprentissage progressif : apaiser la réaction d’alerte, réduire la lutte et redonner davantage de place à la vie quotidienne. L’habituation se construit progressivement L’habituation correspond à la capacité du cerveau à accorder progressivement moins d’importance à une information qui n’exige pas de réponse immédiate. Elle ne se commande pas. Se répéter « Je dois arrêter d’y penser » produit souvent l’effet inverse. Plus nous vérifions que nous ne pensons pas à une sensation, plus nous la recherchons mentalement. L’habituation est favorisée lorsque le cerveau expérimente, de manière répétée, que le symptôme peut être présent sans qu’une catastrophe survienne. Ce processus demande du temps et doit respecter le rythme de chacun. Il peut associer un suivi médical, une prise en charge ORL, un appareillage auditif, une rééducation vestibulaire, un accompagnement psychologique et des pratiques complémentaires comme la sophrologie. Quand consulter ? Tout acouphène récent, brutal, pulsatile, associé à une baisse auditive ou à d’autres symptômes inhabituels nécessite un avis médical. Il en va de même pour un vertige aigu, nouveau ou accompagné de signes neurologiques. Une fois les causes médicales recherchées et la prise en charge adaptée mise en place, un accompagnement complémentaire peut être envisagé lorsque les symptômes entretiennent du stress, des troubles du sommeil, une forte hypervigilance ou des comportements d’évitement. Retrouver progressivement une marge de liberté L’objectif n’est pas de promettre la disparition d’un acouphène ou d’un vertige. Il est d’aider la personne à ne plus organiser toute sa vie autour de la peur du symptôme. Comprendre la boucle, apaiser le corps, modifier son rapport aux pensées et reprendre progressivement certaines activités peuvent permettre de retrouver une plus grande liberté au quotidien. Sophrologue certifiée RNCP à Nîmes et spécialisée dans l’accompagnement des acouphènes, de l’hyperacousie et des vertiges, je propose des séances personnalisées en cabinet ou à distance. Mon intervention s’inscrit en complément du suivi médical, ORL, audioprothétique, vestibulaire ou psychologique. Découvrir l’accompagnement Acouphènes et Vertiges
Sigrid MARIOTTI Sophrologue Certifiée
9/15/20261 min read
Sophrologie pour bien-être
Sigrid Sophro
Sophrologue Nîmes
06 14 62 70 10
© 2025. All rights reserved.


Membre Adhérent
